Mortalité routière juillet 2026 : en baisse, sauf pour les motards

Mortalité routière juillet 2026 : en baisse, sauf pour les motards

Par Thomas6 min

En juillet 2026, la mortalité routière a reculé de 7 % en France métropolitaine : 310 personnes tuées, soit 24 de moins qu'en juillet 2025, selon le baromètre de l'ONISR publié le 14 août. Une seule ombre au tableau : les deux-roues motorisés comptent 7 tués de plus qu'un an plus tôt. La sécurité des motards ne progresse pas mécaniquement avec celle de la route, et c'est toute la leçon de ce baromètre.

L'essentiel

  • 310 tués sur les routes de métropole en juillet 2026, 24 de moins qu'en juillet 2025 (baromètre ONISR).
  • Les deux-roues motorisés font exception : 7 tués de plus qu'un an plus tôt.
  • Sur 12 mois glissants : 682 motards et scootéristes tués (-3 %), environ 5 300 blessés graves (+3 %).
  • La sécurité des motards se travaille à part : formation, équipement, gestes qui sauvent.

Que dit le baromètre ONISR de juillet 2026 ?

Le baromètre publié le 14 août par l'ONISR, l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière, recense 310 personnes tuées sur les routes de France métropolitaine en juillet 2026, soit 24 de moins qu'en juillet 2025. Une baisse de 7 % sur un mois d'été, traditionnellement chargé, c'est une vraie bonne nouvelle pour la route en général.

Dans le détail, les principales catégories d'usagers reculent : piétons, automobilistes, cyclistes et utilisateurs de trottinettes affichent des bilans en baisse par rapport à juillet 2025. La tendance de fond de la sécurité routière française joue donc dans le bon sens.

Sauf pour une catégorie. Les deux-roues motorisés comptent 7 tués de plus qu'en juillet 2025. Pendant que la route devient globalement plus sûre, les motards et scootéristes, eux, ont payé un tribut plus lourd que l'an passé sur le même mois. Un chiffre mensuel reste un chiffre mensuel, il peut fluctuer. Mais quand la seule courbe qui remonte est celle des usagers les plus vulnérables, cela mérite qu'on s'y arrête.

Les motards profitent-ils aussi de la baisse sur 12 mois ?

Oui, mais plus lentement que les autres usagers, et de façon plus fragile. Sur les 12 mois glissants qui s'achèvent fin juillet 2026, l'ONISR compte 682 usagers de deux-roues motorisés tués, soit 3 % de moins que sur les 12 mois précédents, et 9 % de moins qu'en 2019. La baisse de fond existe donc bel et bien.

Le revers de la médaille : environ 5 300 blessés graves sur la même période, en hausse de 3 %. Moins de tués, plus de blessés graves, c'est le signe d'une amélioration réelle mais incomplète.

Indicateur Chiffre Évolution
Tués, toutes catégories (juillet 2026) 310 -7 % par rapport à juillet 2025
Tués, deux-roues motorisés (juillet 2026) 7 de plus qu'en juillet 2025 en hausse
Tués, deux-roues motorisés (12 mois glissants) 682 -3 % sur un an, -9 % par rapport à 2019
Blessés graves, deux-roues motorisés (12 mois glissants) environ 5 300 +3 %

Chiffres issus du baromètre ONISR de juillet 2026, publié le 14 août 2026.

Pourquoi l'été est-il la saison la plus exposée pour les motards ?

Parce que les beaux mois concentrent les kilomètres, et que les kilomètres exposent d'abord les usagers les plus vulnérables. Un motard qui hiverne sa machine de novembre à mars roule l'essentiel de son année entre mai et septembre : road trips, cols, trajets du quotidien à moto plutôt qu'en voiture. Mécaniquement, l'exposition au risque se concentre sur quelques mois.

C'est aussi ce qui rend la tendance des deux-roues plus fragile que celle des autres catégories : il suffit d'un été pour retourner une courbe qui baissait. Les longues journées de roulage ajoutent leur propre facteur, la fatigue, qui s'installe en silence bien avant qu'on la ressente vraiment. Nous avons détaillé le signe qui alerte 20 minutes avant le malaise à moto : le reconnaître fait partie des réflexes d'été.

La vraie information de ce baromètre est là : la sécurité des motards ne s'améliore pas toute seule, portée par les progrès généraux de la route. Elle se travaille à part.

Comment un motard peut-il reprendre la main sur sa propre sécurité ?

Sur trois terrains qui ne dépendent que de lui : la formation, l'équipement et la préparation de chaque sortie. Aucun des trois n'exige d'attendre une politique publique.

La formation d'abord. Un stage de perfectionnement, une remise à niveau après l'hivernage, quelques exercices de freinage d'urgence sur parking : les automatismes se cultivent, ils ne se décrètent pas le jour où tout se joue.

L'équipement ensuite. Casque bien attaché, gants homologués, blouson avec protections, et de plus en plus souvent une couche connectée : airbags, systèmes d'appel d'urgence, boîtiers qui détectent une chute. Un traceur GPS moderne ne se contente plus de suivre une position : certains embarquent des capteurs capables de reconnaître un accident et de donner l'alerte. Notre checklist sécurité moto en 8 points aide à passer tout cela en revue avant de prendre la route.

La préparation enfin. Vérifier ses pneus, sa chaîne, son itinéraire, prévenir un proche de son trajet : des gestes de deux minutes qui changent la physionomie d'une journée si elle tourne mal. Rien d'anxiogène là-dedans, au contraire : un motard qui a préparé sa sortie roule l'esprit plus libre.

Que changent les gestes qui sauvent après une chute ?

Ils changent le facteur qui compte le plus une fois l'accident survenu : le délai avant l'arrivée des secours. Protéger la zone, alerter le 112 avec une position précise, sécuriser le blessé sans retirer son casque : ce triptyque s'apprend en quelques heures de formation aux premiers secours, et chaque motard devrait le connaître.

Le maillon fragile, c'est l'alerte. Un motard seul sur une départementale, inconscient ou incapable d'atteindre son téléphone, ne peut pas la donner lui-même. C'est exactement le scénario que la technologie sait désormais couvrir : des capteurs qui détectent l'impact et déclenchent l'appel aux secours automatiquement, même si le téléphone est cassé ou éteint. Nous expliquons en détail comment fonctionne la détection de chute à moto et ce que l'assistance médicale connectée change concrètement pour les motards.

« Le but avec GeoRide, c'est d'agir en cas d'urgence, mais d'être serein tout le reste du temps. » — Thomas, fondateur de GeoRide

C'est le bon cadre de lecture pour ce baromètre : pas de quoi renoncer à rouler, tout pour rouler mieux entouré.

Motard à l'arrêt au bord d'une route de campagne, vérifiant ses gants et son casque avant de repartir
Le maillon fragile, c'est l'alerte : automatisez-laGeoRide détecte la chute en roulant et appelle les secours en moins de 2 minutes, même si votre téléphone est hors service.
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Ce que GeoRide apporte ici

Le boîtier GeoRide est d'abord un tracker GPS pensé contre le vol, mais il détecte aussi les chutes en roulant et appelle automatiquement les secours au bon endroit, en moins de 2 minutes et sans dépendre du téléphone, en France métropolitaine. Vos proches peuvent être prévenus uniquement en cas de pépin, jamais pistés le reste du temps. Si le sujet vous parle, tout est détaillé sur la page du traceur GPS GeoRide.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le baromètre de l'ONISR ?

C'est le point mensuel de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière sur l'accidentalité en France. Il détaille les personnes tuées et blessées par catégorie d'usagers, avec une comparaison au même mois de l'année précédente et une lecture sur 12 mois glissants. Le baromètre de juillet 2026 a été publié le 14 août 2026.

Combien de motards ont perdu la vie sur les 12 derniers mois ?

682 usagers de deux-roues motorisés ont été tués sur les 12 mois glissants s'achevant fin juillet 2026, selon l'ONISR. C'est 3 % de moins que sur les 12 mois précédents, et 9 % de moins qu'en 2019.

La sécurité des motards s'améliore-t-elle vraiment ?

Oui, mais plus lentement que celle des autres usagers, et de façon plus fragile. La mortalité des deux-roues motorisés baisse sur 12 mois, mais les blessés graves augmentent de 3 % et un seul été suffit à retourner la tendance mensuelle, comme en juillet 2026.

Que sont les gestes qui sauvent à moto ?

Protéger la zone de l'accident, alerter les secours au 112 avec une position précise, puis secourir le blessé sans jamais retirer son casque. Ces réflexes s'acquièrent lors d'une formation aux premiers secours de quelques heures, et ils réduisent le délai d'intervention, le facteur décisif après une chute.

La sécurité des motards se travaille à partUn boîtier qui veille sur votre moto et appelle les secours en cas de chute, pour rouler l'esprit libre.
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Thomas, fondateur de GeoRide
Thomas

Motard au quotidien, il a créé GeoRide après le vol de sa propre moto. Chaque jour, il décortique la sécurité et la vie à moto en vidéo. LinkedIn · YouTube